Publié le 16/07/2021 à 14h03 /

Une solution inédite pour le piégeage des sangliers

// Testé par Aurélien Cabé et un collègue, un nouveau système de filet de capture apparaît comme un outil intéressant pour lutter contre la prolifération des sangliers dont les dégâts aux cultures ne cessent de progresser.

Relativement simple à installer, le piège est composé d’un filet circulaire tenu par des poteaux. Les piégeurs peuvent le coupler avec une caméra de surveillance pour le suivre au plus près.

Devant la progression des populations de sangliers et des volumes de dégâts constatés sur le terrain, les Landes font partie des départements où le piégeage de cette espèce est possible avec un agrément de piégeur et une autorisation individuelle délivrée par la préfecture. En règle générale, ce type d’opérations est réalisé jusqu’ici par le biais de cages-pièges.

Depuis quelques semaines, Aurélien Cabé et un collègue installé sur le secteur du Marsan testent un système de filet qui permet la capture des animaux… avec une incontestable efficacité. «On avait vu que ce type de piège existait en Amérique… Après en avoir discuté, on s’est rapproché d’une entreprise de la région qui est experte dans la conception et la pose des filets de protection. Suite à notre sollicitation, elle a fabriqué un premier modèle spécial».

Le principe est assez simple. Le piège est composé d’un filet doté de mailles fines sur sa partie inférieure, et d’un diamètre un peu plus important au dessus. Il est fixé à l’aide de poteaux, pour lui faire prendre une forme légèrement conique en position basse.
«On dispose un agrainage au centre, indique l’agriculteur de Pujo-le-Plan. Au début, on laisse le filet en hauteur pour que les sangliers s’habituent, puis on le descend progressivement quand ils se mettent à le visiter. Au bout de quelques jours, on le baisse complètement en laissant traîner une partie sur le sol. Les sangliers y entrent alors en le soulevant et ne peuvent plus ressortir dans l’autre sens».

Une solution complémentaire

En l’espace de quelques semaines, ce piège a fait ses preuves. «Il y a de nombreux intérêts, note Aurélien Cabé. Contrairement à des cages dont les trappes se referment, ce système permet de continuer à capturer d’autres animaux lorsque l’un d’eux est entré. En plus, il est assez facile à gérer et ne présente aucun danger, pour l’opérateur comme pour des promeneurs par exemple…».

Afin de réaliser un contrôle permanent du piège, l’idée est de le coupler avec une caméra de surveillance pour des interventions les plus rapides possible, même si les piégeurs visitent quotidiennement leurs installations.

En milieu de semaine, un représentant de l’entreprise ayant conçu ce prototype est venu présenter les possibilités de commercialisation du produit à des responsables agricoles. «Cette solution pourrait être déployée plus largement, constate Jérémy Lapeyre, président de la FDGDON. L’objectif est bien de disposer d’une solution complémentaire pour tenter de maîtriser les populations de sangliers et lutter contre les dégâts qu’elles causent aux productions agricoles».

Contact pour obtenir des renseignements auprès de l’entreprise fabriquant le piège : py@altela.com
Contact FDGDON pour les formations de piégeage : fdgdon40@landes.chambagri.fr

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