Publié le 27/04/2012 à 00h00 /

L'eau abreuve les débats à  la chambe d'agriculture 64

// Les élus de la chambre d'agriculture des Pyrénées-Atlantiques n'ont pas chômé, le jeudi 12 avril, lors de la session de printemps, organisée pour l'occasion au lycée Jean Errecart de Saint-Palais. Plusieurs sujets ont en effet été abordés durant les travaux: la réglementation sur l'eau, le pastoralisme, les circuits courts (lire ci-dessous), la réglementation sur les élevages hors-sol, la valorisation de la ressource en herbe, mais aussi le budget (résultat 2011 et premier budget modificatif 2012) et les opérations de communication.

Le président de la chambre d'agriculture des Pyrénées-Atlantiques Jean-Michel Anxolabéhère, entouré des vice-présidents Guy Estrade et Évelyne Revel, a présenté les grands sujets qui ont été abordés lors de cette session de printemps de la chambre d&
Parmi tous ces thèmes, l'eau aura occupé une grande partie des débats. Et pour cause, 2012 s'annonce comme une année charnière. Tout d'abord, le classement des zones vulnérables sera révisé. Plus de 160 communes et 100.000 hectares de SAU sont actuellement concernés par ce classement. Entre février et avril, doit être réalisé le bilan de la qualité de l'eau. Viendront ensuite en mai la proposition de délimitation du zonage, réalisée par l'Agence de l'eau Adour-Garonne, puis en juin la concertation sur le projet, en juillet la transmission des observations, d'août à  octobre les consultations institutionnelles et enfin en décembre la prise de l'arrêté du nouveau zonage par le préfet de région Midi-Pyrénées. «Depuis 2007, la chambre d'agriculture travaille à  la sensibilisation des agriculteurs concernés par les zones vulnérables, explique notamment le vice-président Guy Estrade. C'est un travail qui doit conduire au déclassement de certaines zones». Les élus ont d'ailleurs bon espoir de voir des communes déclassées. «Par exemple, sur les eaux superficielles, le gave de Pau s'est énormément amélioré, ce qui pourrait soustraire certains tronçons du gave», commente M. Estrade. Qualité de l'eau Deuxième chantier d'importance, la mise en route de la directive cadre sur l'eau de l'Union européenne. L'objectif de cette directive, transposée par la France, est d'atteindre, d'ici 2015, le bon état écologique et chimique de l'eau sur l'ensemble des bassins. Dans les Pyrénées-Atlantiques, onze bassins ont été identifiés au sein desquels on recense 210 masses d'eau (1). Pour chaque bassin, un comité — composé d'élus, de représentants des utilisateurs de l'eau, de responsables agricoles et de financeurs — a été mis en place. Leur mission, sur la base d'un état des lieux annuels de la qualité des eaux, sera de proposer des mesures correctives et un plan de gestion. «Les discussions risquent de s'établir sur plusieurs mois, voire plusieurs années», souligne le président de la chambre d'agriculture, Jean-Michel Anxolabéhère qui ne perd pas de vue qu'il faudra aussi «donner les moyens financiers aux acteurs pour réaliser les plans d'actions». Enfin, autre enjeu dans le département des Pyrénées-Atlantiques, celui de la qualité des eaux de baignades. Sur ce sujet, la chambre d'agriculture est mobilisée sur le SAGE côtiers basques qui fixe des objectifs locaux pour la gestion de l'eau. 34 km de côte, 19 communes et 9 cours d'eau sont concernés. La surface agricole utile représente 42% du périmètre, soit 13.464 hectares. Yannick Allongue 1. Une masse d'eau est une partie de cours d'eau, de nappes d'eau souterraines ou de plan d'eau qui dépend, d'une part, des types naturels auxquels elles appartiennent, et d'autre part, des pressions liées aux activités humaines qui s'exercent sur elles. Ainsi, un grand cours d'eau méandreux de plaine peut-il être différencié en trois masses d'eau distinctes: zone agricole, zone urbaine/industrielle et zone canalisée. Les circuits courtsAvec un jeune installé sur deux qui inscrit dans son projet d'exploitation, la commercialisation en circuits courts, ce sujet est devenu incontournable pour la chambre. Cette filière doit se structurer et répondre à  une demande importante, notamment de la restauration collective. «Nous avons la volonté de professionnaliser cette filière, car le circuit court ne s'improvise pas», commente ainsi Évelyne Revel. Une idée relayée par le président Anxolabéhère: «Il faut qu'il y ait une véritable prise en compte du métier, car cela implique un ou deux métiers en plus». La chambre propose aux futurs candidats la mise en place d'une étude de marché pour leur projet ainsi qu'un accompagnement technique.

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